Plantes et botanique

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Description

Description

Avec plus de 100 familles et plus de 50.000 espèces, les Rosiidae sont la seconde sous-classe des Magnolopsides, représentant à elle seule plus du quart des Angiospermes.

Six familles forment à elles seules plus de la moitié des effectifs : les Fabaceae, les Euphorbiaceae, les Rosaceae, les Myrtaceae, les Melastomaceae et les Apiaceae, familles comptant chacune entre 3000 et 12000 espèces.

La fleur est désormais entièrement cyclisée, mais les carpelles peuvent rester libres, encore non soudés en un ovaire composé. Le réceptacle floral y est toutefois souvent creusé en coupe, ce qui conduit de nombreuses espèces à avoir un ovaire infère. On remarquera que l'on y rencontre très peu d'ovaires à carpelles ouverts, et que la majorité des espèces sont dialypétales, rarement devenues secondairement apétales ou soudées en corolle gamopétale, ce qui était assez fréquent chez les Dilleniidae.

La sous classe des Rosidae est un exemple de grand taxon par enchaînement : très hétérogène, il ne présente pas de caractères généraux évidents, mais il constitue un ensemble de familles tel que chacune est manifestement affine avec au moins une autre ; les familles les plus dissemblables sont ainsi reliées par une chaîne de familles qui se ressemblent deux à deux. L'ensemble si varié des Rosiidae se situe parmi les ordres angiospermiens les moins évolués, donc les plus anciens : dans les taxons les plus primitifs des Rosiidae, les carpelles, en nombre très variable, il y en a un seul chez les Fagales, sont libres, sinon dans leur totalité, du moins dans leur partie stylaire. L'androcée, très généralement verticillé, paraît encore spiralé chez certaines espèces exceptionnelles dont les étamines sont en nombre indéfini.

Ces caractères rapprochent les Rosidae de certaines Magnoliidae et d'autres phylums chez lesquels le pistil n'est pas encore syncarpe, mais les Rosiidae s'en distinguent par une combinaison originale de caractères floraux : un périanthe définitivement différencié, pentamère ou tétramère, est associé avec une tendance très marquée du réceptacle à se développer en un plateau, une coupe ou une urne et à entourer les carpelles jusqu'à réaliser une inférovarie parfaite.

Comme chez les Dillenidae, les métabolites secondaires sont variés avec prédominance de tanins, d'heterosides cyanogénétiques et d'oleorésines. Les polyacétylènes apparaissent chez les Apiales.

A partir des Rosiidae primitives qui ont encore des carpelles libres (Rosales, Fabales), se sont différenciées :
- des Rosidae dont les carpelles se sont soudés entre eux, et généralement à la coupe florale (Myrtales...) ;
- des Rosidae évoluées par le présence d'un disque nectarifère, à carpelles soudés formant un ovaire supère (Celastrales, Rhamnales...) ;
- puis des Rosidae dont l'ovaire, se soudant à la coupe florale, devient infère (Apiales).

Les affinités entre Rosaceae, Fagales, Crassulaceae, Saxifragaceae et leurs familles satellites sont unanimement reconnues, et les divergences portent seulement sur le rang taxinomique qu'il convient de leur attribuer : L. Emberger et A. Cronquist les considèrent comme des familles ; J. Hutchinson et A. Takhtajan comme des ordres (Rosales, Léguminales, Saxifragales), groupés par ce dernier dans le super-ordre des Rosiflores. Les Hamamelidaceae et les Platanaceae, que l'on avait coutume de comprendre parmi les Rosales, sont exclues de cette sous-classe, à juste titre sans doute, par les taxinomistes modernes (A. Takhtajan, A. Cronquist).

Quelques membres des Rosiidae