Plantes et botanique

Espèces

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Aconitum, L. , Sp. Pl. 1: 532. 1753

Description

Distribution

Le genre est natif des régions tempérées et froides de l'hemisphère nord. Essentiellement concentré en Asie, certaines de ses espèces peuvent se retrouver dans des régions plus méridionales, en altitude, comme par exemple en Afrique du nord ou dans le nord du Mexique.

Description

Il s'agit de plantes herbacées vivaces caduques, rarement annuelles, aux racines fasciculées ou tubéreuses. Les feuilles, basales et caulinaires, sont alternes et progressivement sessiles selon que leur position se rapproche de la partie apicale de la plante. Elles sont palmatilobées ou palmatipennées, exceptionellement simples, composées de 3-7 segments aux marges plus ou moins incisées ou dentées. Les fleurs (FF = 5S + 2P + 25-50E + 3-5C), bisexuées et zygomorphes, sont quelquefois solitaires, mais largement groupées en racèmes ou en panicules terminaux, plus rarement axillaires, et axillées par des bractées foliacées ne formant pas d'involucre. Elles se composent de 5 sépales pétaloïdes et libres, les deux inférieurs étant plus petits et le supérieur étant naviculaire, de 2 pétales libres, developpant un éperon apical et nectarifère, de 25-50 étamines libres, aux filets expansés à la base, et d'un ovaire supère constitué par 3-5 carpelles libres, aux styles courts et persistants. Les fruits sont des follicules aggregés et sessiles.

Informations complémentaires

Ces plantes, souvent plantées pour l'ornement, sont toutes très toxiques. Elles ont été utilisées jadis pour fabriquer des poisons, empoisonner les loups ou le puit du voisin... Aujourd'hui, la médecine moderne continue à s'intéresser à leurs principes actifs, des alcaloides diterpéniques, qui sont parfois utilisés, à micro-dosage contrôlé, dans certains traitements. Ce genre est phylogénétiquement très proches des Delphinium et des Consolida, comme le souligne de grandes similitudes caryologiques, biochimiques et morphologiques. Seuls des caractères morphologiques floraux permettent de les séparer clairement.

Illustrations

  • illusFig. 1 : Aconitum napellus, détail d'une fleur vue de profil et sa coupe longitudinale (sa, sépales antérieurs ; sl, sépales latéraux ; sp, sépales postérieurs; n, nectaires pétaloïdes)
  • illusFig. 2 : Aconitum napellus, détail d'une fleur aux sépales ôtés
  • illusFig. 3 : Aconitum napellus, détail d'une étamine au filet elargi à la base
  • illusFig. 4 : Aconitum napellus, disposition des carpelles
  • illusFig. 5 : Aconitum napellus, détail d'un carpelle et sa coupe longitudinale

Les espèces du genre

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Aconitum napellus

L. , Sp. Pl. 532.

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Nom francophone : Aconit napel, casque de Jupiter, cha
Syn. : Aconitum anglicum

Distribution

Eurasie tempérée. Cultivé. Lieux humides, forêts humides, prairies, souvent en altitude, jusqu'à 2500 m. Floraison : VI-IX. Pollinisation : bourdons.

Description

Vivace glabre, de grande taille. Feuilles palmatilobées, composées de 5-7 lobes très découpés et étroitement divisés. Fleurs bleu intense ou bleu violacé (long : 10-18 mm), au casque arrondi aussi long que large, groupées en grappes serrées, souvent ramifiées.

Informations

Il s'agit d'un des plantes les plus toxique de la flore européenne, grâce à la présence d'un puissant alcaloïde, l'aconitine. Cette plante a été utilisée dès l'Antiquité pour fabriquer de l'arsenic végétal, notamment pour empoisonner des flèches. Actuellement, elle est utilisée en homéopathie. Il faut faire très attention à cette espèce : l'aconitine peut traverser la peau, et quelques grammes suffisent à donner la mort à un homme en moins d'une heure. Le nom latin de l'espèce, du latin napus, navet, évoque la forme tubérisée de ses racines.
  • Aconitum napellus